Règlement

ORGANISATION DES CHAMPIONNATS DU MONDE

Dans les Championnats du Monde le nombre des participants est limité par 4 sportifs pour un pays dans chaque type d’escrime quand il s’agit des concours individuels, et par une équipe dans chaque type d’escrime dans les concours d’équipe.

Le nombre d’équipes qualifiées est limité par seize, en fonction de la classification officielle de la FIE, plus encore 16 équipes, réparties entre diverses zones en fonction de la classification officielle de la FIE : 6 – pour l’Europe, 4 – pour l’Amérique, 4 – pour l’Asie/ Océanie, 2 – pour l’Afrique.

L’arbitrage aux Championnats du Monde est assuré par les arbitres, nommés par le Comité exécutif de la FIE sur proposition de la Commission d’arbitrage.

CONCOURS INDIVIDUEL

Au Championnat du Monde le concours individuel est organisé d’après le système éliminatoire avec la formule mixte, qui inclut l’étape préliminaire des combats dans les groupes, le tableau préalable d’élimination directe, suivi d’un autre tableau d’élimination directe pour 64 participants afin d’en déterminer huit ou quatre, qui se rencontrent dans la finale, organisée, elle aussi, aussi d’après le système d’élimination directe.

Les combats dans les groupes de l’étape préliminaire se poursuivent jusqu’à 5 touches (coups), et à l’étape d’élimination directe – jusqu’à 15 touches.

Dans l’escrime au fleuret et à l’épée les combats d’élimination directe s’arrêtent, lorsqu’un des adversaires a réalisé 15 touches, ou à l’expiration de 9 minutes, réservées au combat. Les combats se composent de trois reprises avec des intervalles d’une minute entre elles. Est considéré vainqueur l’escrimeur, qui a réalisé plus de touches que son adversaire.

Dans l’escrime au sabre la première reprise dure jusqu’à ce qu’un des adversaires ne réalise 8 touches (coups). Le combat est arrêté, quand un des escrimeurs a réalisé 15 touches (coups).

CONCOURS D’ÉQUIPE

Dans chaque type d’escrime les équipes sont composées de trois participants avec ou sans remplaçant. L’équipe ne peut commencer la rencontre qu’en composition complète.

Au Championnat du Monde les équipes occupent les places au tableau selon leur classification officielle par la FIE. Les équipes non qualifiées occupent les dernières places au tableau et sont choisies par le tirage au sort.

Les combats dans les concours d’équipe sont organisés d’après la formule « course par relais », selon laquelle trois participants d’une équipe rencontrent chacun des trois participants de l’équipe adversaire (9 étapes de la « course par relais »). Chaque nouvelle étape de la « course par relais » dure jusqu’au nombre croissant de touches (coups) à commun multiple, égal à cinq (5-10-15-20 etc). La durée maximale de chaque étape – 3 minutes.

Deux premiers adversaires combattent jusqu’à ce que l’un d’eux ne porte 5 touches (coups) pendant le temps maximal réservé – 3 minutes. Le couple suivant se bat jusqu’à 10 touches (coups) n’ayant toujours pas plus de 3 minutes. Dans les combats suivants la « course par relais » continue jusqu’au score à commun multiple, égal à cinq.

Si, après 3 minutes de combat, le score prévu pour cette étape n’est pas atteint, le couple suivant des adversaires commence leur combat à partir du score atteint par le couple précédent et se bat jusqu’au score, prévu pour cette étape avec le temps maximal de 3 minutes.

Est considérée vainqueur l’équipe, qui la première atteint le résultat maximal de 45 touches (coups), ou celle, qui porte plus de touches (coups) en temps imparti.

Au cas d’égalité du score à l’issue du temps imparti, à la dernière étape du match les participants bénéficient d’une minute complémentaire de combat, pendant laquelle ils se battent jusqu’à la touche (coup) décisive. Avant de faire courir la minute complémentaire, l’arbitre effectue le tirage au sort pour déterminer le participant, qui sera nommé vainqueur au cas, où le score reste à égalité à l’expiration de la minute complémentaire.

LA PISTE

Les escrimeurs combattent sur la piste large de 1,5 – 2 mètres et longue de 14 mètres. Sur la piste sont tracées 5 lignes bien visibles, perpendiculaires à sa longueur. Au centre – ligne du milieu de la piste ; à 2 mètres de chaque côté d’elle sont tracées les lignes de mise en garde et à 7 mètres – celles de limite de piste. D’autre part, les deux derniers mètres avant les lignes de limite de piste sont marqués d’une manière bien visible (par la couleur différente de celle du reste de la piste) pour que les escrimeurs puissent déterminer facilement leur position sur la piste. Quand, lors du combat, l’esrimeur franchit la ligne de limite de piste, on le pénalise d’une touche.

L’ARBITRAGE

L’arbitre, qui est responsable du combat des escrimeurs, vérifie leurs armes, habillement et équipements avant chaque combat. Conformément au Règlement, il attribue les touches (coups), sanctionne les fautes et prononce les avertissements et pénalités pour fautes.

Le seul argument d’attribution d’une touche ou coup pour l’arbitre est l’indication de l’appareil électronique, fixant les touches (coups).

L’arbitre remplit ses fonctions à l’aide d’un appareil électrique automatique, fixant les touches, de même que, éventuellement, à l’aide des arbitres latéraux (assistants), qui surveillent l’usage de la main non armée, la couverture de la zone valable, les touches au sol dans l’escrime à l’épée, les sorties au-delà des limites latérales et frontales de la piste et autres fautes, prévues par le Règlement.

L’arbitrage des compétitions internationales est effectué en français – langue officielle de la Fédération Internationale d’Escrime (FIE).

Avant le commencement du combat l’arbitre donne l’ordre « En garde ! » et après avoir obtenu la réponse à la question : « Etes-vous prêts ? », – lance l’ordre de commencer le combat : « Allez ! ». L’arrêt du combat se fait sur l’ordre de l’arbitre « Halte ! ». L’arbitre attribue les touches (coups), les accompagnant des exclamations : « A droite », « A gauche » ou bien il ne les attribue pas, donnant l’information « Pas compté ! ».

L’arbitre fait l’analyse du combat et fait savoir ses décisions au moyen des gestes.

Dans l’escrime au fleuret et au sabre les combats sont appréciés tenant compte de l’équité tactique des gestes des participants des combats. Le droit à l’attaque appartient à l’escrimeur, chargeant l’adversaire, qui n’a pas eu le temps de parer à l’attaque ou de contre-attaquer. Si l’adversaire a paré à l’attaque, l’équité tactique à la touche (coup) de riposte passe à celui, qui a su se défendre. On peut anticiper à la touche ou au coup par une contre-attaque, effectuée dans les limites de 120 millisecondes (sabre) et plus vite que le « temps » fixé visuellement (fleuret). Les attaques, effectuées simultanément, sont appréciées par l’arbitre comme réciproques et leurs touches (coups) ne sont pas validés.

Dans l’escrime à l’épée la notion de l’équité tactique des participants n’existe pas. Au cas, où des attaques réciproques simultanées sont fixées, on attribue les touches à deux participants. On peut prévenir à l’attaque de l’adversaire en l’anticipant de 40-50 millisecondes.

ARBITRAGE VIDÉO

L’usage d’enregistrement vidéo devient obligatoire aux Championnats du Monde et aux Grands Prix (étapes de la Coupe du Monde) dans l’arbitrage des combats au fleuret et au sabre, restant non obligatoire pour l’épée.

A la fin du combat, au score égal, à l’attribution de la touche décisive au cas, où les lampes s’allument simultanément, l’arbitre doit, à titre obligatoire, utiliser l’enregistrement vidéo.

Une ou plusieurs personnes, effectuant le contrôle des décisions de l’arbitre, ne sont pas obligées d’être membres de la Commission d’arbitrage. Aux Championnats du Monde elles sont nommées par l’arbitre principal des compétitions. Aux compétitions du Grand Prix elles sont nommées par le représentant de la Commission d’arbitrage.
Au concours individuel chaque participant a droit de faire recours à l’enregistrement vidéo deux fois dans chaque combat. Au cas, où, après visionnement, l’arbitre adopte la décision en faveur de celui, qui a demandé le recours à la vidéo, ce participant garde son droit à deux autres recours.

Au concours des équipes les participants ont droit de faire recours à l’enregistrement vidéo une fois dans chaque combat, et ils gardent ce droit au cas, où, après visionnement, l’arbitre adopte la décision en leur faveur.

Lorsque le recours à l’enregistrement vidéo est demandé, l’arbitre doit s’adresser au représentant de la FIE pour le visionner ensemble, et, après délibération entre eux, l’arbitre adopte sa décision définitive.

Le représentant de la FIE a la faculté de demander à tout moment l’arbitre de revenir sur sa décision.

Source : www.fencingfuture.org